<strong>Dialogue Social</strong>
Le citoyen au cœur du dialogue social
?

Manifeste sur la PhilanthropiePremier projet dans la perspective de la réunion du 18 juillet 2007

Les participants au groupe de travail sur la philanthropie sont appelés à formuler toutes remarques et propositions. Les contributions seront intégrées dans le texte qui sera discuté par le groupe. Ce document est adossé au Manifeste de l'Odissée.

De l'avenir de la philanthropie en France
Manifeste à l'usage des apprentis-philanthropes


1 - Nous tenons pour évidente l'affirmation que tout être humain est naturellement doué de sensibilité à l'égard de ses pairs.

2 - « Qui réfléchit sans agir, laboure sans semer ». Nous croyons que cette propension à l'altruisme, entendu comme le souci du bien être d'autrui, doit se traduire par des actes concrets pour porter du fruit.

3 - L'action philanthropique est la traduction concrète du sentiment d'altruisme. Elle n'est pas réductible au seul don d'argent. Le don de temps à travers le bénévolat, le don de soi à travers une activité professionnelle ou de loisirs doivent être considérées au même titre comme relevant de la philanthropie au sens large.

4 - En ce qu'elle implique un partage volontaire de richesses, la philanthropie n'est pas l'apanage des grands mécènes. Individuellement, les citoyens sont riches d'idées, riches de différences, riches de compétences et riches de culture. La démarche philanthropique consiste à mettre en commun et faire fructifier ce patrimoine.

5 - L'enracinement de la philanthropie à tous les échelons de la vie sociale est rendu possible par le développement d'un tissu d'organismes à but non lucratif. En tant qu'agents à capacité de financement, les fondations et certaines associations pourvoyeuses de fonds constituent ensemble le secteur philanthropique.

6 - La bonne santé de la philanthropie dépend directement de la densité sociale de ce réseau, ainsi que de l'accompagnement bienveillant des pouvoirs publics et du secteur privé.

7 - « L'argent est un bon serviteur et un mauvais maître. » Revalorisons l'acte de don dans toutes ses dimensions : il ne doit plus y avoir de honte à donner de l'argent qui a été gagné de façon juste et légitime.

8 - Ce tabou levé, nous croyons qu'il faut, dans la défense des causes d'intérêt général, passer d'une logique d'allocation de moyens à une logique de soutien de projets. La philanthropie française ne prendra son essor qu'au prix d'un abandon de l'amateurisme pour la professionnalisation de ses pratiques.

9 - La philanthropie française doit se donner les moyens de ses ambitions. et des ambitions à la hauteur d'une histoire nationale riche d'universalisme. Les Françaises et les Français peuvent et doivent faire entendre leur appel à la solidarité et à l'altruisme pour répondre aux bouleversements qu'engendre la mondialisation. N'attendons pas un monde meilleur, provoquons-le.

10 - Philanthropes de tous pays, unissez-vous !